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Villes intelligentes et durables

Lundi 15 avril, le Conseil de Développement durable de Metz Métropole (CODEV) organisait une conférence débat sur les Villes intelligentes et durables. Julien VIAN, DGS de la Communauté de Communes du Pays Haut Val d’Alzette (CCPHVA) et Philippe HENAUX, chargé de mission attractivité numérique à Metz Métropole étaient invités à présenter leurs conceptions du territoire intelligent (ou smart city).

A propos de la Communauté de Communes Pays Haut Val d'Alzette, le journal Le Monde titrait récemment “ des mines à la smart city : comment un territoire lorrain se reconvertit”. A écouter Julien VIAN, DGS de la Communauté de Communes Pays Haut Val d'Alzette, être un territoire intelligent, c’est avant tout changer totalement de façon de construire la politique publique. Il s’agit de faire co-construire un écosystème par son écosystème, le numérique (grâce à une puissante plate-forme) est au coeur du dispositif pour aider à cette co-construction. Ainsi, plusieurs ateliers réunissant plus d’une centaine de personnes du territoire, ont permis de définir collectivement les données à recueillir et à analyser et les innovations attendues, ou rendues possibles.

 

Ce que le CODEV retient pour Metz Métropole

 

  • Innover c’est changer de culture : accepter l’échec comme un moyen d’apprendre, de développer de nouveaux outils pour se dégager des arcanes administratives, parfois privilégier le “low tech”, travailler en transversalité, partir du territoire vécu, plutôt que du territoire rêvé.
  • Mettre l’usager au coeur de la définition du territoire intelligent comme à la CCPHVA. C’est renforcer la connaissance du citoyen (répondre à sa curiosité), permettre son expression (c’est une de ses revendications) et repartir de son usage pour bien adapter les politiques publiques. C’est ainsi qu’on recréer des citoyens acteurs qui se réapproprient leur espace public.

 

A Metz Métropole le choix a été fait de mettre au coeur du dispositif de ville intelligente les start-up, perçues comme un berceau d’innovation et d’idées. C'est le marché qui définit a posteriori si cette idée correspond bien à un usage, une attente du citoyen ou du client.

 

Ces deux approches sont donc différentes. Pour le CODEV, elles doivent être complémentaires.

 

  • La ville intelligente se confronte régulièrement à la question de la donnée; essentielle et sensible en même temps. La collectivité peut être un « tiers de confiance » pour capter, anonymiser et réutiliser cette donnée. Il est essentiel que les données soient largement diffusées et partagées (prioritairement entre collectivité) pour développer des applicatifs communs.

 

En ce sens, le CODEV estime que Metz Métropole doit avoir une politique ambitieuse d’open data afin de permettre une connaissance ouverte du territoire et de favoriser les croisements créatifs. Le Sillon Lorrain pourrait être particulièrement moteur dans cette dynamique.

 

La ville intelligente qui s’appuie, notamment, sur la collecte de nombreuses données, est susceptible de poser des problèmes de fond, sur lesquels il convient d’avoir une position éthique claire :

 

  • Le stockage des données pose la question de la “fiabilité de l'hébergeur”, mais aussi de l’énergie nécessaire pour le fonctionnement des data center et de la chaleur produite par ceux-ci.
  • Dans quelle mesure la liberté individuelle est-elle préservée à partir du moment où chacun de nos actes devient donnée ?
  • La ville numérique ne risque-t-elle pas de renforcer le fossé qui ne cesse de se creuser entre les citoyens connectés et les autres ?
  • Quelle évaluation de la ville intelligente ? Quels sont les critères permettant de mesurer le “succès” de cette ambition? Au final, les habitants sont-ils réellement plus heureux?

Dernière mise à jour le 21.05.2019

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