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A tous nos agents mobilisés à vos côtés, MERCI !

Catégorie(s) : Le mag'

Depuis le 17 mars et la mesure de confinement national, de nombreux agents métropolitains ont poursuivi leurs missions sur le terrain pour assurer la continuité du service public et lutter contre la crise sanitaire.

A tous ces agents, Metz Métropole souhaite témoigner sa reconnaissance.

Découvrez, jour après jour, leurs portraits et leurs témoignages sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Instagram, ainsi que ci-dessous.

 

Raphaël, Marc, Agents de sécurité

Depuis leur Point Central Sécurité situé au Centre Technique Métropolitain, pendant le confinement comme tout au long de l'année, les gardiens veillent sur les différents sites de la métropole messine placés sous vidéo-surveillance et alarme pour la gestion de l'anti-intrusion et la détection incendie. Le siège de l'administration et le bâtiment de la Direction des systèmes d'information, la Maison de l'archéologie et du patrimoine, le complexe sportif de Jury, le Musée de La Cour d'Or, le Conservatoire à Rayonnement Régional, l'Opéra-Théâtre, etc.

De nombreux services ont été réorganisés en télétravail dès le 17 mars, et les équipements culturels ont dû provisoirement suspendre leur programmation. «  Tout était calme, les locaux et les parkings étaient presque vides », témoigne Raphaël, qui effectue son service de jour en binôme avec Marc. « Rien à signaler » ajoute celui-ci en scrutant ses écrans.

Pourtant le travail des équipes de sécurité n'en reste pas moins indispensable, et les agents se tiennent en extrême vigilance, tout particulièrement la nuit. «   Les informations remontent depuis les différents sites. Quand une alarme est déclenchée, l'un de nous se rend sur place, pour effectuer la levée de doute », précise Lionel. « Nous avons d'ailleurs augmenté le nombre de rondes dans les bâtiments », conclut son collègue Louis.  

 

Christine Scheffer, Agent hydrocureur

Christine Scheffer, 37 ans, est chauffeur poids lourd au service Hydrocurage du pôle Assainissement d’HAGANIS. Ce service de la régie de Metz Métropole continue pendant le confinement à veiller au bon fonctionnement des avaloirs et des 1 400 kilomètres d’égouts du territoire, qui mènent les eaux usées jusqu’aux stations d’épuration de la Métropole et les eaux pluviales au milieu naturel.  

Au volant de son camion hydrocureur, Christine fait équipe avec Nicolas,  29 ans, égoutier. Pour respecter la distance physique, celui-ci rejoint sa coéquipière en voiture sur leur lieu d'intervention. « Notre binôme était chargé de surveiller les points critiques du réseau, explique-t-elle, certaines canalisations où la pente réduite limite la vitesse d’écoulement, et des antennes de faible diamètre qui peuvent facilement se boucher. »  L'entretien fréquent de ces endroits réputés sensibles évite le désagrément de remontées d’effluents (eaux usées)chez les riverains, et protège le milieu naturel de déversements intempestifs. « Les déversoirs d'orage ne doivent pas déborder  », précise Christine.

Comme ses collègues, la jeune femme peut être appelée à tout moment  pour des urgences sur le réseau, y compris la nuit lorsqu'elle est d'astreinte. Pendant cet étrange printemps où la plupart des habitants occupent leur maison 24 heures sur 24, les appels sont plus nombreux. « Nous avons eu la chance d'avoir le beau temps », apprécie-t-elle.

Harald Klein, Responsable du courrier

 

Il a contribué à maintenir la métropole opérationnelle ce printemps. Harald Klein, 51 ans, marié, deux enfants, responsable du courrier à Metz Métropole.

Si de nombreux habitants ont pris l'habitude de s'adresser aux services de la métropole par téléphone ou sur la plateforme de démarches en ligne, la transmission par voie postale est toujours d'actualité. Alors qu'en raison du confinement, l'administration métropolitaine est réorganisée en télétravail, Harald scanne tout le courrier entrant pour que les trente à quarante missives quotidiennes de la période ne restent pas lettre morte.

Documents liés aux différentes compétences de la métropole, correspondance avec les entreprises, formulaires relevant des ressources humaines, des services financiers ou encore du pôle de planification territoriale : «  tout était cent pour cent numérisé pour que les agents puissent télétravailler », témoigne le responsable courrier, qui jongle entre le papier et les logiciels de bureautique.

Certains documents papier circulent également entre la métropole et les communes. C'est par exemple le cas de parapheurs de courriers portés à la signature des élus, et de demandes d'autorisations d'urbanisme, déposées par des professionnels ou des particuliers, instruites par le pôle Application du Droit des Sols de la métropole et transmises aux maires concernés.

Harald véhicule ces dossiers en fonction de l'ouverture des mairies. « Tout s'est bien déroulé, commente-t-il, les mesures de sécurité ont été respectées, et j'ai été bien accueilli partout. »  La transmission des documents en temps et en heure dans les services métropolitains et dans les communes, a permis de poursuivre les différentes missions de service public sans accumuler de retard.

Fabien Louchart, Responsable de la fourrière animale

 

Pendant la période inédite du confinement, Fabien Louchart, responsable de la fourrière animale à Metz Métropole, raconte un travail différent. Moins d'abandons d'animaux, moins d'accidents, donc moins d'interventions pour les trois agents - Daniel, Fabien et Patrice - encadrés par ce professionnel, qui exerça auparavant en tant qu'éducateur en psychologie canine dans l'Armée.

En revanche, les appels d'habitants qui ont perdu leur compagnon à quatre pattes continuent à affluer. «  Le côté relationnel du métier a pris plus d'importance durant cette période, note le spécialiste du comportement animal. Les gens avaient du temps pour discuter. On parlait des animaux, cela les réconfortait. »

L'occasion de dépasser les stéréotypes sur la fourrière, qui n'a pas toujours bonne presse : « Pour les gens, on est les méchants. Alors je prends le temps d'expliquer notre rôle. Les animaux errants – chiens, chats ou furets - que nous capturons sont gardés en observation à Arry chez notre prestataire conventionné. Le puçage ou le tatouage permet de les identifier à l'aide du fichier national. Après huit jours ouvrés, les animaux non réclamés sont proposés à l'adoption par la SPA. »

Et Fabien de préciser des questions techniques auxquelles la fourrière est régulièrement appelée à répondre, par exemple, à propos de l'obligation du port de la muselière. Le service est parfois également sollicité pour des animaux qui ne relèvent pas de sa compétence, comme des chevaux, des cygnes ou encore des renards. Il oriente alors vers les spécialistes concernés.

Tout au long de ce printemps, Fabien a vu les animaux reprendre possession du terrain. « Lorsque le trafic a redémarré à partir du 11 mai, il leur a fallu un temps de réadaptation », estime-t-il. Peut-être un peu comme pour les humains ?

Christopher Moujon, Conducteur de bus

Sourire qui se laisse deviner derrière son masque, Christopher, 29 ans, conducteur sur le réseau LE MET' depuis 2014, semble avoir traversé le confinement avec une sérénité certainement rassurante pour ses passagers. À bord tout a été repensé pour tenir le virus en respect : les titres de transports ne sont plus vendus à l'intérieur des véhicules (*), la montée s'effectue par l'arrière pour guider le flux des voyageurs invités à respecter les distances physiques, et le port du masque est obligatoire pour tous.

Alors que sa compagne s'occupe de leur jeune enfant à la maison, Christopher roule en alternance avec ses collègues et transporte dès cinq heures du matin les premiers travailleurs, des soignants et d'autres qui, comme lui, sont restés sur le terrain pour assurer des missions de service.

« Tout était calme »témoigne le conducteur, qui dénombre en moyenne une dizaine de passagers par bus sur les lignes standards. Il admet que le trafic apaisé avait forcément quelque chose d'appréciable. Mais tout de même, après ce silence, ce vide dans les rues « comme si la vie s'était un peu arrêtée », le jeune professionnel est plutôt content que «  les liens sociaux reprennent tout doucement, qu'on se retrouve comme avant entre collègues au dépôt des bus. » Christopher nous confie aussi qu'il a pour objectif d'accéder à un poste d'encadrement. Tous nos encouragements l'accompagnent.

(*) La vente des titres à bord est à nouveau effective depuis le 6 juin.

 

André, Cédric, Jérémy, agents de collecte des déchets

Ce printemps confiné aurait été une tout autre histoire sans eux. 

Si les rues des 44 communes de la métropole étaient bel et bien désertes, les ordures ménagères, elles, ne sont pas restées confinées dans les habitations, et c'est heureux. André, Cédric et Jérémy, comme les autres agents de collecte des déchets à Metz Métropole, ont continué à assurer leur mission. Ils ont permis de maintenir ce service essentiel de salubrité publique. 

Du reste, même masqués, le chauffeur du camion et ses deux collègues ripeurs ne sont pas du genre à abandonner : « Qu'il fasse beau ou pas, confinement ou pas, on est sur le terrain toute l'année ! » lancent les trois hommes, déterminés, tout en expliquant les mesures d'hygiène, dès leur arrivée le matin au Centre Technique Métropolitain. Et les habitants, qui leur ont laissé de petits mots et dessins d'enfants sur les bacs comme autant de signes de remerciement, l'ont bien compris. 

Alors que la saison s'avance et qu'il devient à nouveau plus compliqué de manœuvrer dans les ruelles, le plaisir d'arborer ces jolies marques de sympathie sur le pare-brise de leur camion se lit dans les yeux de l'équipage. 

 

Amina, Barbara, Hélène, Laurence et Myriam, agents d'entretien

Pour la photo elles ont voulu jouer collectif, comme pendant le confinement où toutes les cinq se sont retrouvées chaque jour de la semaine habillées de pied en cap  «  comme de vraies cosmonautes », selon leurs mots, à nettoyer les locaux de la métropole. Les deux bâtiments du Technopôle, qui abritent pour quelques mois encore le siège de Metz Métropole, et le Centre Technique Métropolitain où les agents de collecte sont restés sur le pont.

Malgré la crainte du virus, les gestes s'enchaînent : « Désinfecter les points de contact et les bureaux, nettoyer les sanitaires, les douches, etc. On a travaillé dans des secteurs qui ne sont pas les nôtres en temps normal », explique Barbara, entrée au service de la collectivité il y a 19 ans et qui assure l'entretien du Musée de La Cour d'Or. « À chaque instant il fallait faire attention, se relaver les mains dès qu'on enlevait nos gants… » ajoutent Laurence et Myriam, elles aussi des habituées des équipements culturels.

Les trois collègues se tournent vers Hélène et Amina, dont les familles vivent à l'étranger : « On avait peur pour nos enfants », souffle Hélène, arrivée à Metz il y a deux ans. Les yeux d'Amina, qui a rejoint l'équipe juste avant le confinement, en disent long également. Heureusement les deux mamans ont reçu régulièrement des nouvelles rassurantes de leurs proches.

À présent l'équipe solidaire a retrouvé le Musée de La Cour d'Or et l'Opéra-Théâtre. « Ça va mieux, il faut garder nos distances, mais la vie va redevenir comme avant », conclut Barbara.

 

Joseph Dittman, agent de voirie

Joseph Dittman sillonne les rues de Metz depuis 29 ans, c'est dire s'il connaît son secteur. Mais un vide comme celui qui s'est installé ce début de printemps, il n'en avait jamais connu : « C'était ville morte, il n'y avait plus personne. Juste des ambulances, des véhicules de pompiers et de pompes funèbres »,  raconte-t-il, stoïque.

Pendant le confinement, le service assure une présence permanente en effectif réduit, pour traiter les urgences et veiller à l'état de santé des voies. Répartis en trois binômes, Joseph et ses collègues patrouillent à tour de rôle et auscultent les chaussées. « On a rebouché les nids de poule, réalisé des enrobés à froid là où il y avait besoin de retouches, poursuit l'agent de voirie.  Mais on ne pouvait pas s'occuper d'autre chose, les fournisseurs étaient fermés. » 

Fin avril, alors que les entreprises du BTP redémarrent, les artères du territoire se réaniment doucement. Les grands chantiers de voirie, qui s'étendent depuis le 1er janvier 2018 aux 44 communes de la métropole, reprennent progressivement leur cours.

 

 

Éric Masson, Couturier à l'Opéra-Théâtre

Recruté à l'Opéra-Théâtre en 2002 pour confectionner un costume du ballet «  Musique Tzigane », Éric Masson, marié, deux enfants, ne quittera plus la grande maison. Dix-huit ans plus tard, le confinement surprend le couturier et ses collègues en pleine préparation des costumes de l'Opéra de Rossini Le Comte Ory, reporté, comme tant d'événements culturels. L'équipe de l'atelier de fabrication de costumes se remobilise immédiatement : «  Dès la semaine suivante nous étions prêts à confectionner des masques, relate Éric. Nous travaillons à domicile, et venons une fois par semaine à l'Opéra-Théâtre laver et récupérer des tissus. Parfois, nous cousons certaines pièces sur les machines industrielles, puis nous terminons les détails à la maison.  »

Animés d'un bel esprit d'équipe et avec l'habileté qui les caractérise, les costumiers réalisent plus d'un millier de masques, offerts à tous les agents de la métropole. S'ils se sont rapidement adaptés à ce nouveau mode de travail, Éric et ses collègues ont hâte de retrouver leur cœur de métier : « Suivre la création des costumes, de la coupe des tissus jusqu'à l'habillage des artistes sur scène, est une chance. C'est ce qui rend ce métier si vivant ! » Le Comte Ory sera joué en 2021.

 

Dernière mise à jour : 17/07/2020

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